Nouvelle année, année nouvelle Dis-nous, qu’as-tu caché sous ton bonnet ? …
MEILLEURS VŒUX et belle année 2023 à vous qui me lisez. En compagnie de Jacques Tardi, prenons donc un verre de Pineau, car à bord de ce blog vous êtes en Charente, chez une ébéniste qui plus est assise dans un bon fauteuil. SANTẺ !!
Je vous conseille toujours de (re)découvrir le dessin original, et de lire ou de relire l’album cité sur le côté. Merci.
Tout d’abord, je décide d’opérer une greffe longitudinale du panneau sur le côté droit.
Sur cette vue, nous voyons la partie abîmée du panneau. C’est un véritable trou et cela semble bien fragile au toucher.
Exercice au chevet, mais encore
Après réflexion, et à cause de l’important cussonnage, je décide de remplacer le panneau entier.
En manipulant le meuble, les assemblages de l’autre panneau cédent. Je me vois alors, obligée de remplacer également le panneau du côté gauche.
Mon travail consiste à déposer plateau,panneaux, baguettes, plinthes et à l’intérieur, traverses d’étagères, coulisses de tiroir, sans abîmer bien sûr le bois.
Également, je vais tout faire pour ne pas enfoncer le bois sous l’effet des diverses pressions. Car c’est en désolidarisant toutes ces pièces collées pour la plupart entre elles, que les risques d’enfoncement ou d’éclats peuvent survenir. Quand un travail de précaution et de précision est de mise.
Sur cette vue la façade de la table de nuit avec sa porte solidaire du cadre et indémontable.
Enfin, aprés toutes les différentes interventions, voici le meuble restauré.
Cet article et mon illustration se trouvant plus bas, rendent hommage au siège fabriqué en hêtre, massif et cintré à la vapeur. Bien souvent cannés ou recouverts de contre-plaqué, il s’agit des sièges Thonet. Chair, Model N° 14, 1859. Cette chaise d’exception est une référence internationale du mobilier d’assise. Initialement destinée aux cafés viennois, cette chaise de bistrot réunit tous les codes de l’ameublement contemporain. Pratique, élégante, peu encombrante et exeptionnellement résistante.
Aboutissement de plusieurs années d’expérimentations sur le cintrage des bois massifs à la fin des années 1850, le modèle n° 14 reste l’un des modèles industriels les plus célèbres de tous les temps. Sa forme épurée fût mise au point par Thonet pour faciliter la production en grande série. En 1930, 50 millions d’exemplaires en avaient été vendus dans le monde entier. GEBRÜDER THONET, VIENNA, FROM 1859 FROM PRESENT. Les meubles de Thonet ont gardé une élégance d’actualité, résultat de la parfaite adéquation entre la forme désirée et la technique employée. En savoir plus sur la plus célèbre chaise de bistrot.
Merci Francis Masse Pour faire ce dessin je me suis inspirée de celui de Francis Masse.
L’original est à (re)découvrir et le titre du livre se trouve sur le côté. Le talent de l’auteur est remarquable et incontournable dans l’histoire de la BD. Merci.
En plus de la vue imprenable de l’environnement extérieur (fleuve Charente et panorama sur le nord d’Angoulême), l’espace de lecture est on ne peut plus agréable !
Lorsqu’au cours d’une lecture je vois cela, je ne peux m’empêcher de dire merci à l’auteur.
Merci Nicolas de Crécy
L’auteur a non seulement su très bien saisir les sièges et les huisseries (et voir l’original c’est toujours mieux), mais en plus il nous montre des sièges de belles factures, des fauteuils aux bâtis solides parés de velours épais. L’auteur saisit également des espaces qui évoquent et inspirent la petite comme la grande histoire des lieux, leur existence, leur entretien et leur conservation… comme ça fait du bien. Merci.
Eh bien, voilà, nous y sommes. Nous sommes sur la fin de cette restauration. C’est le moment des finitions sur table. La restauration de la table aux-cent-et-une pièces se termine avec ce dixième et dernier volet.
Nous sommes sur la fin et son lot de finitions.
Finitions sur table
J’ai découpé ce qui dépasse des pièces au bord de celles-ci. J’ai façonné les baguettes qui vont me servir pour recouvrir le
périmètre. Je les cloue.
Ensuite je les peinds.
Simultanément ou presque, je refixe les pièces de renfort sous le plateau.
Finitions sur table, dernières
Je défonce les futurs emplacements des charnières et je les pose.
L’eau qui a servi au décollage des pièces, a un peu décoloré certaines d’entre elles. D’autres ont bien conservé leur patine, mais je pense nécessaire d’appliquer une légère passe de teinte diluée.
En accord avec le propriétaire du meuble, je préfère cirer à l’encaustique liquide et lustrer le plateau plutôt que le vernir.
Ma restauration se termine ainsi. De plus, j’ai le plaisir de partager, aujourd’hui, les vues ci-dessous avant-après restauration dont je suis fière.
En espérant que ces épisodes vous ont rendus un peu plus curieux et avertis, je vous dit à bientôt pour d’autres aventures.
Dans cet épisode il n’est nullement question de caméra super 8 mais de la 8ème partie de la restauration sur la table compartimentée.
Avant d’enchaîner cette 8ème partie,
je souhaite faire un rapide rappel du précédent volet durant lequel j’ai posé toutes les pièces des deux abattants. Sur cette vue ne nous trompons pas il s’agit des pièces sur le calque.
Ce sont donc les pièces de la partie centrale, celles que je vais coller à présent sur le support.
J’ai terminé les abattants dans Partie 7 de table et à présent je me charge des pièces de la partie centrale.
Table super 8
Table compartimentée, vers ses origines
Je prends soin de redoubler de précision pour la pose de la première pièce. J’entends par première pièce, l’étoile, car cette pièce au centre même, distribue l’emplacement de toutes les autres… et gare au moindre écart.
Je découperai le portour du support, une fois que les pièces seront toutes fixées.
Quelques poignées d’heures plus tard:
Table compartimentée, avancement du chantier
Voilà ce que cela donne partiellement. J’ai repeint l’étoile, et les pièces et leurs voisines d’origine, sont à leur place.
Quelques heures après…
ça y est j’ai terminé le collage des pièces de la partie centrale.
Cependant quelques angles résistent, et je les serre à la pince croco. Je n’ai peut-être pas mis suffisament de colle, ou elle a durcit trop rapidement à cet endroit-là…
Toujours est-il que pour l’heure, j’ai encore pas mal de choses à accomplir. Je veux parler du façonnage de la baguette du périmètre de la table que je vais peindre.
Ensuite, je remettrai les pièces maîtresses sous le plateau. Pour terminer, je fixerai les charnières pour les abattants…etc.
C’est ce que nous verrons dans le dernier volet Finitions sur table très prochainement.
Surtout ne manquez pas le final autour de la table compartimentée aux-cent-et-une pièces !!
Si je vous ai fait attendre, c’est pour mieux vous dévoiler la suite de ce chantier-table-compartimentée.
Partie 7 de table aujourd’hui, rapidement et en images, fait appel à ces quelques vues sur mon organisation. J’ai bien évidemment convier mes serre-joints au rendez-vous de l’exercice.
Pose des premières pièces
Je commence à coller les premières pièces et je les plaque bien.
Une fois en place, du papier journal les recouvrira pour éviter de coller la cale de serrage sous la pression du serre-joint.
Les pièces suivantes sont exposées au soleil car ainsi, la température du bois est plus proche de la température de la colle d’os chauffée. Cela optimise le rendu du collage et son bon déroulement. Je prépare l’autre abattant et ses pièces respectives et je fais la même chose. Le lendemain et en fin de journée, voilà ce que cela donne.
Un peu plus tard encore, pour célébrer la fin du collage des pièces sur les deux abattants, je joue avec la symétrie et le jeu des formes et cela inspire mon oeil photographique …
ou 6ème partie de la restauration de la table compartimentée.
Sur la table compartimentée, le travail suit son cours et
pour rappel : j’ai REcollé les assemblages du piétement et je les ai REchevillés pour renforcer le tout.
Dans l’articleTable compartimentée 5 je donne quelques détails sur la désolidarisation du plateau et du piètement.
Préparer le nouveau support pour reposer les pièces
L’heure est à la préparation du nouveau support de la future-nouvelle-table compartimentée. Délibérément je passe l’étape de fabrication et d’assemblage des lames de pin qui vont constituer le support des pièces.
Donc un peu plus tard, une fois que j’ai usiné les profils nécessaires (ce profil se nomme bec de corbin) pour l’articulation des deux abattants avec la partie centrale, je prends cette photo : sur cette vue la lame de gauche est une lame de la partie centrale, et celle de droite est une lame de l’abattant. Pour entrer en matière, je pense que je vais avoir besoin d’un entrainement. En d’autres mots, afin de commencer à poser les premières pièces, je vais me charger de celles des abattants en premier.
Méthodologie-à-la-table-compartimentée
Pourquoi commencer par les abattants ? Je m’explique dans mon choix d’organisation. Je ne vous cache pas que j’appréhende le travail sur la partie centrale, car toutes les pièces vont devoir rayonner autour de l’étoile. L’étoile est au centre. Par conséquent, le moindre petit décalage peut être fatalement insatisfaisant. Donc, je vais « m’échauffer » sur les abattants, c’est décidé.
Sur ces vues je dispose les pièces à leur place respective, une par une, afin de pouvoir découper mon support avant de coller les pièces. Je découpe le premier abattant, puis ensuite je le ferai sur le second. Voilà ce que cela donne :
NE ratez pas le prOchain épisOde autour de LA table compartimentée. Il vous amènera au cœur du chantier toujours un peu plus surprenant, édifiant et périlleux… Bientôt sur vos écrans!
Je reprends le cours du travail suite et au vu de l’état du plateau de la table après la dépose de toutes les pièces. Pour rappel : je ne garde pas le support trop endommagé et les assemblages du piétement sont à revoir. Donc je dois enlever le plateau et HOP
la table se retrouve à l’envers.
Je vais pouvoir à présent procèder méthodiquement à la désolidarisation du plateau et du piétement. Sur cette vue, nous avons là l’envers du décor.
Désolidarisation du plateau
Dans la plupart des cas, le plateau est toujours cloué au piétement et la désolidarisation est périlleuse.
Il faut faire levier à des tas d’endroits. De plus les clous sont souvent rouillés donc ils « collent » au bois. Par conséquent, il faut prendre de multiples précautions pour ne pas abîmer la ceinture et c’est toujours un passage difficile. Mais ceci fait, je peux envisager de restaurer les dés de raccordement (qui ont fissuré avec le temps). Quelques tenons sont cassés alors je les restaure. Ensuite je colle les assemblages tenon-mortaise de la ceinture.
Pour enfin terminer, en leur appliquant leurs chevilles respectives. Tout cela viendra renforcer l’assemblage dans sa globalité et rendre toute sa légitimité à la ceinture du piètement.
colle d’os = colle d’origine animale très employée en ébénisterie pour ses propriétés entre autres réversibles*.
Toujours autant de colle d’os à la spatule
Mon travail sur la table compartimentée munie des pièces que je suis en train de décoller une par une, suit son cours. C’est un véritable bras de fer entre ma spatule et l’adhérence de chaque pièce. Comme je souhaite conserver le plateau de cette table, je contrôle au maximum chaque percussion, ou chaque glissement de spatule sous la pièce de bois. Un mouvement mal-dosé, un effet de levier trop musclé peut l’endommager ou la dédoubler, et c’est une pièce de plus dans la boîte de pièces à refaire.
« colle d’os vous avez dit colle d’os »
Je suis toujours aux prises avec la colle d’os et sa résistance.
Et je rince, rince chaque pièce enduite de colle, qui vient d’être décollée. La colle d’os est visqueuse, et en première impression, on aurait tendance à se demander combien de temps résistera-t-elle à l’eau. Finalement non, elle se solubilise assez bien .
C’est presque terminé
J’ai presque terminé et une folle hâte de vous montrer l’état du plateau après les nombreux décollages.
Encore quelques pièces à décoller, à racler, à essuyer… chaque pièce ne doit plus avoir de résidus de colle. Celles-ci ne font pas plus de 3 ou 4mm d’épaisseur et la spatule ou le tranchet peuvent vite entamer cette épaisseur et faire qu’au final, la pièce décollée laisse sa matière sur le support. Cette pièce dédoublée ou endommagée ne sera alors plus « viable » pour rejoindre le puzzle.
La dépose est enfin terminée! Les pièces de la partie centrale et des deux abattants ne sont plus qu’un tas. Le plateau à présent nu, est un champ de bataille. Voyez un peu! Le résultat est surprenant mais par dessus tout quelle satisfaction d’en être à ce stade!
* réversibilité de la colle liée au principe du même nom = aucune des interventions du restaurateur ne doit être irrémédiable, c’est à dire que son travail ne doit pas être un obstacle à une prochaine restauration.
Ce sont les nombreuses pièces sur la table compartimentée qui font l’objet principal de ce 3ème volet.
Je poursuis mon récit au sujet de la restauration du plateau de la table compartimentée sujet des deux premiers et précédents articles.
Les nombreuses pièces sont vulnérables au décollage. Certaines sont comme arrimées et le décollage tourne en arrachage!
« À présent jouons pièces sur table… »
J’évolue dans mes sensations, le travail aussi évolue, ainsi que la manière dont je m’y prends. Jamais auparavant je n’avais eu pareille mission. Chaque restauration a ses exigences et ses caractéristiques. C’est pourquoi ce n’est jamais le même travail. L’expérience est perpétuellement inédite.
À travers la résistance des matériaux et le côté pénible de la tâche, j’aime vivre ces aventures de restauration du bois.
Les pièces, les nombreuses pièces de ce plateau de table
C’est difficile et j’ai la tête dans le guidon. J’en oublie de prendre quelques photos. Progressivement l’état du support se révèle. Je veux parler du plateau sans les pièces, que j’avais jugé déformé ou vrillé avant de commencer le travail. J’ai la sensation qu’en enlevant les pièces, il se redresse, il se remet en forme. Ce support a certainement travaillé en même temps que l’intervention lié au collage. L’adhérence de la colle appliquée pour chaque pièce a jusqu’à étirer les fibres du bois. Mais surtout les propriétés de la colle d’os sont de se rétracter en milieu chaud, et de se dilater en milieu humide. La tenue des pièces a dû fluctuer au fil des températures ambiantes.
Aujourd’hui c’est ma fête et je voudrais une table en pièces!
Pour rappel, cette table est restée longtemps dans un endroit non-chauffé , ce qui a rendu le bois extrêmement fissible. Les pièces quant à elles n’ont pas subi de fissuration mais le décollage a été fatal, comme le montre la boîte de pièces à refaire.
Voici un exemple de collaboration artisanale et son contexte.
J’ai demandé à ma consœur Christèle E, sculptrice sur bois, de m’aider et de créer une équerre. L’équerre provient d’un lit à rouleaux et sa jumelle manque à l’appel. C’est alors qu’a débuté d’une collaboration artisanale.
Voici l’équerre tout d’abord fraîchement refaite que nous voyons en bois clair.
La pièce-modèle est quant à elle teintée et vernie.
Je considère que ma collègue sculptrice travaille bien et que c’est très réussi. Je suis par conséquent très satisfaite de cette sculpture et de la collaboration artisanale qui vient de naître.
D’ailleurs, j’aurais aimé ce jour-là être à ses côtés pour le plaisir d’apprécier son maniement des gouges.
Encore une fois je suis admirative de la pièce.
Je n’ose à peine recouvrir cette sculpture qui devra tôt ou tard ressembler à l’autre.
Alors une fois, que j’ai passé le cap de l’admiration et prête à passer à l’action, je procède à la mise en teinte et ce que l’on appelle
l’agréage des teintes.
Voici deux vues de l’évolution de la pièce et
à la fin celle-ci posée sur le lit chez ma cliente.
Secrétaire 3 ou la suite logique de la restauration du secrétaire à abattant.
Tout de suite la suite de la restauration mais avant un petit rappel: précédemment j’ai enlevé le montant abîmé sur le secrétaire. Et d’ailleurs pour être au fait de la restauration du secrétaire, il me semble pertinent et utile de faire un retour en arrière si vous n’y étiez pas. Pour consulter l’article précédent c’est Secrétaire 2.
Avec cette vue du parement (façade), peut-être pouvez-vous mieux différencier le haut du bas du meuble?
Donc à présent il n’y a plus de montant abîmé, je l’ai enlevé et je vais le remplacer. Je peux dire désormais qu’il est hors d’état de nuire!
La photo de la traverse-au-double-tenon est davantage identifiable à présent et l’assemblage en double tenon est dégagé. Elle illustre ce volet suivant de la restauration et c’est non sans une certaine fierté que je partage ici cette image car il est un peu rare d’en croiser sur les ouvrages.
Traverse au double tenon
En respectant l’existant, comment se profilent les prochaines étapes du travail de restauration.
Secrétaire 3 : prochaines opérations
Les prochaines opérations sont de fabriquer un autre montant,
l’usiner en lui faisant ses 7 mortaises respectives et sa rainure.
En d’autres mots, cette rainure accueillera les panneaux
et après cela, je referai une traverse basse qui aura deux tenons et également une rainure.
Deuxième partie d’une restauration sur un secrétaire à abattant
Retour sur le travail de RestauratorWoman.
Elle s’apprête à opérer sur le secrétaire à abattant.
Voici le secrétaire à présent à l’horizontal sans son tiroir du bas
et c’est pour mieux nous montrer son flanc arrière gauche malade.
Comme nous pouvons le voir la traverse basse est en mauvais état. Cette traverse basse est piquée et par conséquent vidée de sa matière.
Le montant lui, est également très attaqué.
Un petit temps d’analyse est utile pour le futur proche de ce secrétaire. C’est pourquoi RestauratorWoman doit prendre sa décision :
refabriquer entièrement OU PAS le montant à la base déjà restaurée?
Finalement la restauratrice juge qu’il est nécessaire de remplacer entièrement le montant.
Secrétaire 2
1er défi : Enlever la traverse basse
J’ai aussi enlevé le panneau et je lui applique un traitement contre les parasites. 2ème défi? Enlever la traverse intermédiaire mais elle est collée. Attention, elle est collée au montant qui est lui-même collé à l’intérieur, à une traverse porteuse du côté du meuble.
Par conséquent le 2ème défi sera:
Dégager le montant par l’autre extrémité pour ensuite enlever le plateau du secrétaire.
C’est difficile. Ah tiens c’est très piqué à cet endroit. Une chose est sûre c’est que je ne regrette pas d’avoir décidé de remplacer entièrement le montant.
Allez je continue encore d’espacer.
Et puis il y a beaucoup de clous, et rouillés en plus pour la plupart.
L’ouverture est lente c’est pourquoi cela n’évolue pas vite.
Ouf! C’est gagné!
J’ai enlevé le plateau et la traverse haute. Ensuite je continue le dégagement du bois que je ne veux plus par le haut du montant, .
Je prends surtout de multiples précautions pour ne pas abîmer la loupe qui ne fait que 10mm d’épaisseur.
A présent je suis tout prés de l’assemblage.
Secrets d’assemblage
L’assemblage le voici : c’est un double tenon d’une traverse en chêne très solide que je ne dois en aucun cas endommager.
Après avoir dégrossi à la scie sauteuse de part et d’autre du tenon,
je prends mon ciseau à bois et, et Oouhhh je fais de la chiffonnade de peuplier! Avant toute chose je dois dire que quand c’est collé, c’est collé! Et ce qui est amusant en restauration
c’est que parfois l’objectif vole en éclats et éclate en °morceaux d’objectifs°.
Ils rendent le chemin un peu plus long et sinueux, voilà tout.
Cela ne déplaît pas à RestauratorWoman. Par conséquent, elle vous montrera le volet suivant de son travail.
Ce sera sans doute, un travail « moins chiffonné » et désormais débarrassé de ce montant à refabriquer, et elle sera prête pour de nouvelles aventures!
Ce secrétaire à abattant recouvert de loupe de citronnier est désormais bancal.
Certains de ses tiroirs ne coulissent plus et il aurait besoin d’un décapage afin qu’il retrouve ses éclats d’origine.
En façade et sur cette photo presque rien d’anormal ne paraît.
En revanche à l’arrière l’état de la structure du meuble en dit long. Les présences de parasites ont laissé leurs traces.
Elles ont fragilisé le bois en creusant des galeries qui se sont successivement vidées.
Les activités des parasites ont rendu le bois plus vulnérable et plus abîmé d’années en années. Le pied arrière droit a été restauré et le pied arrière gauche doit l’être.
Quand le projet de restauration s’étoffe
Pour le plus grand plaisir de la restauratrice
l’arrière du meuble va être entièrement démonté
afin de remplacer la traverse basse cussonnée.
Cette traverse basse est actuellement inefficace dans son rôle de maintien.
À première vue je pense qu’il va être également nécessaire de restaurer une bonne partie du montant droit.
SI VOUS VOULEZ connaître la suite Restaurator’Woman continuera de partager ses aventures dans un prochain épisode illustré de photos et de rebondissements!
Enfin pour se mettre en jambe, j’en profite pour vous renvoyer à la restauration et ses bases dans l’onglet Restauration.
Voici un petit peu d’histoire concernant La triomphante.
Sur le bidon est écrit : « À la cire d’abeille, marque déposée Anvers 1906. Hors concours. Membre du jury.
Plus de poussière par l’emploi de l’encaustique liquide La Triomphante donne rapidement un beau brillant. Pour parquets, meubles, carrelages, marbres et linoléums.
NETTOIE ET BRILLE.
La triomphante supprime l’usage de la paille de fer.
Mode d’emploi : Mélanger le produit en agitant le bidon. L’étendre, avec un chiffon, sur les parquets, meubles, linoléums, carrelages à cirer. Laisser suffisamment sécher l’encaustique. Frotter ensuite, sans fatigue, un brillant incomparable. Pour les meubles sculptés, appliquer La Triomphante au pinceau. »
Le clou de cet article est que cette encaustique est (certainement était) peut être bien fabriquée par la SARL PINTAUD Rue des Gôts 16000 ANGOULEME (attention mon bidon est ancien) Tél : 45.95.71.76, très ancien car: Fax : 45.92.44.37
Allez si vous ne savez pas ce que cette image peut vous évoquer,
je vous donne un indice supplémentaire et je m’éloigne.
Eh bien, il s’agit d’un tronc de séquoia géant.
Le séquoia géant est un très grand conifère, celui-ci est un séquoia de Californie qui, jusqu’à la dernière tempête (j’ai pris la photo en 2008), se trouvait encore parmi les nombreuses espèces d’arbres du parc Chavat à Podensac en Gironde.
Découvrez l’article Séquoia dédié à un autre géant qui se trouve cette fois-ci en Charente.
Le pouf-fauteuil des auteurs de Bande Dessinée ou un focus sur un siège particulier et pas comme les autres…
À partir de cette case signée René Goscinny et Jean Tabary,
à qui je fais un clin d’oeil de tapissier en sièges, je vous présente ce que j’ai trouvé pour vous : un poufauteuil.
J’AI TROUVé !!!
J’ai trouvé le fauteuil dont vous rêviez…!
Euh oui, c’est un pouf plus qu’un fauteuil je suis d’accord… Allez un petit effort, imaginez-vous dans ce poufauteuil à la place du Calife Haroun El Poussah … Alors c’est comment ? Etes-vous bien ? Et non, non, Iznogoud ou l’équivalent n’est pas fourni avec le siège, je regrette…
Enfin, je vous conseille toujours de (re)découvrir le dessin original et de lire ou relire les albums de René Goscinny et JeanTabary. Merci.
la vie de l’atelier suit son cours. En effet des collages et des serrages, des restaurations et des réparations comme celles que je vais vous montrer sont au goût du jour.
Sur cette chaise le pied avant droit est endommagé au niveau de ses mortaises. Sans sa réparation, il est impossible de s’asseoir sur cette chaise.
Ici la traverse basse d’une armoire, vue en plongée. Cette traverse est fendue et sans sa réparation l’armoire s’ouvre et ne se maintient plus.
Ces réparations et ces restaurations m’obligent à intervenir à la défonceuse, par exemple. Pour enfin intervenir au serre-joint, en distribuant, ici et là, des touches de colle et de savoir.
Donc, notre pied possède son enture (pas vraiment terminée) et son chevillage pour l’assembler.
Il faut coller et serrer au serre-joint et voilà ce que cela donne.
Alors que pensez-vous des perspectives ?
Ensuite je procède à la mise en teinte. J’applique une première couche sur le bois brut.
Enture suite et fin promettante
Plus tard celle-ci sera recouverte d’une deuxième couche qui évoluera en séchant et cela s’avérera trop foncé.
ça ne va pas, je recommence.
Enture suite et fin prenante
Une fois que je m’approche de l’agréage souhaité, je comble les manques, notamment au niveau des coupes, à la pâte à bois qui sera également teintée. Dernières petites retouches, désormais sans toucher au bois sculpté. Ensuite, j’applique les premières couches de gomme laque et lorsque ce travail est satisfaisant, voilà l’ensemble et le siège à nouveau fonctionnel.
Je vous souhaite un bon automne, des restaurations actives et des idées de futures réalisations.
Pour réaliser une enture sur ce pied de siège, il me faut la même essence de bois. Or ce siège est en acajou, qui a très certainement un peu plus d’une centaine d’années. Je sais que je n’aurai jamais le même bois en atelier.
Quelques moments plus tard, de retour de ma forêt et satisfaite de ma trouvaille, j’ai en main la masse de bois.
Elle va me permettre de fabriquer la pièce au plus prés de la facture que je recherche.
Naissance de l’enture
Alors je commence à dégrossir la masse de bois et à lui donner les traits, les formes, et tout ce qui me servira pour m’approcher de l’identique.
L’enture sur pied de siège
est un travail très prenant et la prise d’images inopportunes est secondaire, c’est pourquoi je n’ai pas beaucoup de démonstration visuelle. Il faut y goûter pour le comprendre. Cependant je donnerais ici quelques maîtres-mots.
Avoir de bonnes projections visuelles,
Tracer régulièrement les lignes maîtresses au fil des différents passages d’outils pour faire apparaître les formes progressivement. Tout cela en plus des différents galbes.
Je dirais: il faut être organisé et méticuleux.J’avais un professeur qui me disait « il faut sentir la pièce, à partir de là le reste dicte spontanément à la main » -oui bien sûr monsieur le professeur-merci bien-je vais en faire bon usage! C’est en cela que je ne préfère pas donner d’autres éléments.
Ainsi, je laisse les étapes évoluer au fil du bois et des formes. L’enture est bientôt assemblée et je vous présente mon assemblage-aux-tourillons.
ou enture en devenir, voici l’étape des découpes et de leurs ajustements. En d’autres mots il s’agit d’une entrée en matière de précisions et d’inclinaisons.
Bon, je vois que le travail n’a pas avancé en mon absence.
Aujourd’hui continuons sur le travail d’une enture pour le bien-fondé et la réparation du pied brisé de la bergère.
Pour rappel, je prends le parti de couper la section du pied comme sur le schéma (voir le premier article Enture sur pied de siège).
Je m’échauffe donc sur le pied d’origine.
Pour ce genre de découpes je privilégie la scie à main, car je considère qu’avec cet outil j’ai moins de contraintes. Cela scie doucement mais -attention-sûrement également. Alors des précautions sont à prendre pour ces coupes en biais et demandent concentration et vigilance, car les coupes biaises peuvent être biaisantes! La fausse direction est vite prise et peut porter un coup fatal à l’inclinaison qui s’avèrera inadaptée. Dans ce cas, le travail est à recommencer mais aura l’avantage d’avoir l’expérience du précédent exercice. Voilà ce que cela donne à l’autre extrémité.
Comme vous le voyez sur cette vue, le traçage et mon travail à la scie n’ont pas tout à fait les mêmes inclinaisons. Ce sont donc les pans de coupes de l’enture qui vont déterminer l’assemblage que je souhaite optimal.
C’est un travail qui requiert beaucoup de précaution.
Étant donné que je ne peux pas me permettre de démonter le montant pour travailler dessus, c’est un peu plus difficile. Donc j’interviens à la scie à main et je redouble d’attentions dans les projections visuelles. Ces projections donneront au final les faces qui seront bien en contact entre elles.
Tout de suite la suite avec ce troisième volet qui traite d’essence de bois et de techniques de fabrications Naissance de l’enture.
Une autre expérience de restauration autour d’une enture sur pied de siège tout spécialement pour vous.
Pour vous qui parcourez les pages de ce blog, et qui sentez de l’intérêt à découvrir les différentes phases d’un travail de restauration, et en l’occurence (et je vous en remercie) à travers mon travail.
Ici un pied s’est brisé sur ce fauteuil bergère
Je prends le parti de refaire le bas du pied.
Je vais refaire le bas du pied et précisément sous le trait blanc qui apparaît sur la vue. J’ai tracé ce trait à cause de la nature du bris.
Refaire le pied
Refaire le bas du pied plutôt que d’envisager de renforcer en recollant simplement ; ceci est mon point de vue déontologique. Le bris de forme biseautée est certainement l’une des raisons principales qui motive ce choix. Ensuite, ce siège est un vieux pépère. Le bois a subit les dommages du temps et nous voyons sur la photo suivante, les solides renforts fixés à l’arrière du dossier.
Ces faiblesses au niveau de la solidité du bois me poussent à garder le même cap. La force exercée sur le pied de siège est considérable. Alors, agir efficacement, employer les moyens et techniques rendant les pièces solides, est de mise et je vais m’y appliquer. Ici l’enture, la greffe est recommandée. En fabriquant une enture, celle-ci possède les coupes (d’assemblage) que l’on souhaite. Par la même occasion l’enture répartit les points de force comme le montre ce schéma.
RHÔÔ!! il manque un « c » à schématisé.
Plus tard, je renforcerai le collage de l’enture avec des chevilles en bois appelées aussi tourillons.
Le prochain volet aborde les coupes et les préparations des différentes faces en contact pour un assemblage optimal. Tout de suite la suite Enture et coupes.