Pour rappel France Artisanat propose aux internautes un annuaire répertoriant les artisans d’art et les artistes en France, un
service de petites annonces et d’actualités, ainsi que des sites internet gratuits pour ses membres. Je suis membre depuis longtemps et j’aimerais partager l’actualité de cette plateforme et en particulier sa lettre d’information mensuelle.
Ce mois-ci la lettre d’information porte sur:
Les Journées Européennes des Métiers d’Art 2026, du 7 au 12 avril, avec la thématique « Cœur à l’ouvrage »,
la filature de Niaux,
les artisans et artistes du mois,
les événements disponibles en avril et ceux qui courent sur mai et sur juin.
Enfin, le lien des petites annonces France Artisanat.
Soumis à l’art gréco-romain, le style Empire, dépouillé, noble et massif, a une dignité voulue servant admirablement la majesté de Napoléon. Les meubles, un peu raides, sont imposants.
Leurs surfaces planes, leurs angles vifs et l’absence de mouluration, dégagent une grandeur qui n’est pas sans beauté. Ce sont les principaux éléments d’un décor solennel fait pour être vu de face. L’apparat l’emporte sur le confort et les petits meubles à usage précis chers au XVIIIe siècle, deviennent plus rares. L’ornementation de bronze, répartie avec un grand souci de géométrie, est particulièrement remarquable.
Matériaux et techniques
L’acajou est le bois le plus employé. Acajou massif pour les beaux meubles, placage d’acajou pour les meubles courants et pour les sièges. Il apparaît clair, foncé, moiré, ronceux, flammé. Son importation interdite en 1810 (conséquence du Blocus continental) oblige les ébénistes à employer le noyer, la loupe d’orme, le hêtre, le frêne, la racine d’if, le buis, l’olivier, l’érable, et plus rarement le citronnier. La marqueterie a complètement disparu. À la place l’incrustation de minces filets, de couronnes et de rosaces. Des filets de bois clairs (citronnier, olivier) et des filets de cuivre ou d’acier sur des bois foncés (acajou). Des filets de bois foncé (ébène, acajou, if) sur des bois clairs (hêtre, orme). Il n’est pas rare d’avoir quelques sièges et quelques meubles dorés ou peints en blanc ou en gris.
Ornementation
Les bronzes, dorés, mats, brunis (polis) et très finement ciselés, sont les seuls ornements des meubles. Ils sont répartis symétriquement sur les surfaces planes dont ils animent les masses sombres, du fait de la structure générale du meuble et non de sa découpe. De plus sur un même meuble, ces bronzes peuvent être de proportions très différentes. Les motifs plats sont remarquables tant la ciselure est fine et nerveuse. Le modelé est précis et chacun d’entre eux forme un ensemble parfait. Les marbrestaillés à angles vifs, sont de préférence gris ou noirs, mais on trouve également à cette époque des marbres blancs.
Le lien Blocus continental vous renvoie au contenu de wikipedia.org et j’ai puisé le texte et les illustrations dans DU LOUIS XIII A l’ART DECO TOUS LES STYLES – Editions Elina Sofédis .
Le style Empire : une centralisation des activités artistiques
Pour faire exécuter le décor qu’il estime convenir à son génie, Napoléon va agir dans ce domaine, comme en matière d’administration et de Code civil. Il établit une centralisation tyrannique des activités artistiques désormais contrôlées et dirigées par Paris. Les architectes Percier, Fontaine et le peintre David sont aux commandes. Pour en savoir plus sur Charles Percier et Pierre Fontaine. Ci-dessous de Percier et Fontaine, lit exécuté à Paris pour Monsieur O., projet.
Que deviennent les anciennes académies?
Les anciennes académies et les jurandes traditionnelles sont supprimées. Sous l’Empire, la communauté des Compagnons du Tour de France est interdite. Il régnait une certaine hostilité envers tout ce qui s’apparentait au compagnonnage pour « acquérir une modeste teinture de connaissances ». Plus d’académies mais des expositions où les fonctionnaires de l’empereur distribuent des récompenses et des médailles aux œuvres répondant à leurs préceptes.
La clientèle des ébénistes
Auguste Garneray, le salon de musique de Malmaison. Aquarelle, v. 1800.
La clientèle des ébénistes est, elle aussi, aux ordres de Napoléon. L’ancienne noblesse appauvrie, s’est exilée en grande partie. La nouvelle tient sa fortune et sa gloire d’un maître qu’elle imite servilement. S’en suivent tous les parvenus de la finance et du commerce que les guerres permanentes de l’Empire ne cessent d’enrichir. De sorte qu’aucun style ne connut jamais en France, une réussite plus foudroyante et plus uniforme.
Le style Empire
Le style Empire est à la fois simple et majestueux, solide et théâtral. Style essentiellement nouveau, il apparaît digne des grands principes révolutionnaires de 1789 car il renie toutes les grâces frivoles de l’Ancien Régime, et tout ce qui peut évoquer l’héritage décadant des Bourbons. Ce style est né de la volonté sans frein d’un seul homme qui donne à la France l’empire des nations et fait triompher les trois couleurs sur l’Europe entière.
Le lien Percier et Fontaine provient de la belle documentation du blog consacré à la décoration et l’architecture intérieure de l’agence Olivier Berni Intérieurs. J’ai puisé le texte et l’image des lits dans DU LOUIS XIII A l’ART DECO TOUS LES STYLES – Editions Elina Sofédis . Les images de l’aquarelle de Garneray et du lit pour Monsieur O. proviennent de Histoire du mobilier – Edward Lucie-Smith – Editions Thames&Hudson.
C’est curieux ce que je vois-là. Jugez vous-même à partir de la photo ci-dessous.
Un phénomène au beau milieu de la nature comme nous pouvons en rencontrer au hasard, en se harsardant. Étrange vision à laquelle je ne trouve pas de suite d’explications, alors je fixe l’œil photographique.
Banc en coupe n’est pas un jeu de mots et je vous assure que je ne suis pas dyslexique sur ce coup-là !
J’ai pris cette photo en me promenant dans le bois de la Braconne en banlieue d’Angoulême. C’est très étonnant comme ce banc est « en coupe » comme on le dit en jargon technique. Le bois est rongé et creusé. Le banc est fixé au sol par une grosse tige ronde métallique et nous l’apercevons au centre du piétement.
Sous nos yeux le bois est sec, et je dirais en même temps mouillé. En plus, il paraît être comme vidé de sa substance naturelle. C’est curieux et hop-là, dans ma besace-aux-curiosités.
Et qu’est-ce que c’est comme essence?
C’est très certainement du pin.
Voilà l’image du jour et salut moussaillon Vent en poupe!
Tiens bon la vague et tiens bon le vent (hisse et haut)
Le mobilier français du début XIXe traduit les effets d’un changement de clientèle plutôt que d’une rupture brutale de style.
Malgré les bouleversements engendrés par la Révolution, il y eut continuité dans l’évolution du mobilier de Louis XVI à l’Empire.
Le style Empire se veut délibérément un style de propagande. Destiné à servir de cadre à l’épopée napoléonienne, il est conçu pour exprimer la prépondérance absolue de la majesté impériale. De l’aveu du maître, le style Empire ne peut trouver d’équivalent historique que dans les conquêtes d’Alexandre le Grand ou la carrière fulgurante de César. Son inspiration néglige volontairement la tradition de grâce et d’élégance de l’ébénisterie française depuis la Régence.
Le style Empire recherche ce que l’art antique a produit de plus monumental. Seules la Rome d’Auguste, la Grèce des oracles, l’Egypte des pharaons ou la Macédoine d’Alexandre le Grand, paraissent susceptibles de servir de référence au pouvoir de l’empereur. Voici quelques illustrations des motifs décoratifs produits sous l’Empire. Les motifs égyptiens sont plus en faveur au début du style :
le scarabée, les chapiteaux en forme de lotus, et les têtes de lion coiffées du « klaft » ou du « pschent » (coiffes de pharaons).
Autres motifs égyptiens: les disques ailés, les cariatides en gaine représentant des femmes à la tête coiffée à l’égyptienne et aux pieds nus. Enfin les obélisques et les pyramides.
Pour faire écho à l’article précédent
Nouveautés du Directoire, voici une des psychés fabriquées et devenues courantes sous l’Empire . Un emblème en bronze (vase, urne, tête antique) surmonte de hauts montants droits en forme de colonne, de pyramide, de rectangle. Des bras de lumière en bronze ciselé sont fixés à mi-hauteur. Le fronton, s’il y en a un, est triangulaire. Le piétement, nécessairement assez lourd, peut être constitué soit par deux X, soit par un socle plein. La glace, rectangulaire ou ovale, montée sur pivots entre les montants est mobile.
Textes et images puisés dans Du Louis XIII à l’art déco Tous les styles Editions Elina Sofédis. Le lien de la Grèce des oracles est celui de wikipedia.org. Merci.
Merci créateur de Little Nemo de nous embarquer dans ton univers.
Little Nemo et son ami Flip se réveillent et l’imagination de l’auteur vagabonde. Est-ce un rêve, est-ce la réalité ? Le principal protagoniste du moment est un lit. Le lit de Little Nemo entre en scène et se donne. C’est un ô combien fantastique lit en bois qui s’emballe et qui transporte. Jugez vous-mêmes.
Je suis admirative et fascinée par ce que Winsor McCay peut nous donner à voir. J’aime ce genre d’imagination qui déborde.
Parmi les nouveautés du style Directoire, la psyché voit le jour sous le Consulat (1799-1804). La fabrication courante des glaces de grandes tailles rend possible la création de ce nouveau meuble.
Qu’est-ce qu’une psyché?
Une grande glace entourée d’un cadre de bois et soutenue par deux montants en colonne ou en balustre. Ces deux montants reposent sur un socle important. Les palmettes, les cygnes, les griffes de lion constituent son ornementation. Deux bras de lumière (appliques) sont parfois fixés sur les montants.
Les sièges
Les sièges sont seuls à révéler l’esprit créateur des artisans. Ils sont légers, élégants et sveltes sans pour autant être fragiles.
Les fauteuils. Souvent en bois fruitier, en hêtre peint ou en acajou, ils sont recouverts soit de velours uni, gaufré ou brodé, soit de satin uni ou rayé, soit de damas. Les couleurs à la mode sont le brun égayé de dessins à l’antique en rouge, vert ou jaune. Les galons sont en palmette, en grecque ou ornés de roses.
Les dossiers très variés, sont rarement pleins ou rembourrés mais plus souvent découpés.
le dossier à cornes est plein, légèrement concave et cintré vers le bas. Ces côtés, évasés vers le haut, forment des « cornes » plus ou moins prononcées.
le dossier à crosse est souvent à claire-voie. Le cintre de la traverse haute s’enroule en volute vers l’arrière. Un motif de faible relief orne cette traverse d’une soupière dans un losange ou d’un losange à stries rayonnantes (comme sur l’illustration).
le dossier à bandeau a une traverse large et débordante reliée au siège par des montants qui prolongent les pieds arrières.
Enfin, la chaise gondole est une des rares nouveautés du Directoire. Elle est assez basse, elle possède un dossier arrondi et enveloppant qui vient rejoindre en pente douce la ceinture du siège. Son piétement est semblable à celui des autres sièges.
J’ai puisé la formulation du texte dans Du Louis XIII à l’art déco – Tous les styles – Editions Elina Sofédisainsi que deux dessins. Les images proviennent de Mobilier Le monde fascinant des antiquairesEditions Celiv.
Aujourd’hui, nous abordons l’ornementation du style Directoire, les motifs révolutionnaires etsymboliques et les motifs « à l’antique » . Ils habillent pendant quelques années les meubles Louis XVI. Les motifs révolutionnaires et symboliques sont : le bonnet phrygien, les faisceaux (l’union fait la force), les piques, les rameaux de chêne (vertus civiques), le triangle avec un œil au milieu (la raison), les mains jointes (la fraternité), les peupliers (arbre de la liberté), les tables de laloi, les cocardes, les coqs gaulois, la prise de la Bastille… Les motifs « à l’antique » sont : les vases (soupières), les urnes, les colonnes dégagées, les flèches, les dragons, les lions ailés, les sirènes, le cygne et le griffon, les génies ailés. Après la campagne d’Égypte de 1798, on voit apparaître les sphinx, les lotus, les scarabées, les pyramides, les cariatides.
Sur les meubles
Les armoires fabriquées seulement en province, connaissent leur dernières belles expressions. Elles conservent leur structure Louis XVI et adoptent leur nouvelle ornementation. Les losanges entiers ou tronqués, les soupières, les emblèmes civiques, les décors géométriques.
Les secrétaires à abattant comme les bureaux à cylindre, cessent d’être en marqueterie et sont en bois massif. Ils sont ornés de pilastres plats, de figures en gaine ou de colonnes.
Les commodes sont toutes de même type. Rectangulaires avec des côtés plans, elles ont généralement 3 tiroirs et un plateau de bois ou de marbre. Les pieds sont droits, en gaine, en griffes de lion, en toupie ou en carquois. Les montants de la façade sont généralement ornés de colonnes, de figures en gaine ou de pilastres sans cannelures*, garnis de palmettes et de couronnes.Dans le faubourg Saint-Antoine, à l’enseigne La Providence, la veuve Héricourt spécialisée depuis trois décennies dans le commerce des meubles, est la plus connue.
Avec un petit rappel historique entre 1789 et 1804. Pendant 15 ans, la France a connut la période la plus troublée de son histoire : elle passe de la monarchie absolue à l’Empire, en établissant et en renversant successivement trois régimes intermédiaires : la République, le Directoire et le Consulat. La grande tempête révolutionnaire, dévastant ainsi le vieux royaume des Bourbons, bouleverse de fond en comble la société. Une société et ses usages, ainsi que son goût et son décor. Tout ce qui peut paraître représenter ou symboliser l’ancien état des choses, est condamné. Le luxe royal, les privilèges des courtisans et le pouvoir de l’aristocratie. L’égalité, la simplicité, les vertus civiques deviennent l’objet d’une émulation fiévreuse, désordonnée et, bien souvent du reste, dépourvue de sincérité.
Simplicité affectée
La simplicité affectée côtoie souvent un luxe voyant. Robespierre, Saint-Just ou Marat tentent d’imiter le naturel et l’austérité des héros de la république romaine. Mais Barras, Tallien ou Joséphine de Beauharnais ne voient plus dans ces illustres modèles que l’alibi d’une mode souvent extravagante. Car c’est l’époque des Incroyables, et des Merveilleuses, des fêtes publiques les plus folles et des débauches collectives les plus étonnantes. Parvenus, spéculateurs ou trafiquants d’armements jettent l’or à plaines poignées dans des réceptions. Les femmes se veulent nues comme des statues antiques. On boit allongé sur des divans, du vin de Samos servi dans des coupes grecques par des figurants déguisés en esclaves.
Et le mobilier dans tout cela ?
Le mobilier de cette époque présente lui aussi dans ses formes et son ornementation, cette simplicité ambiguë. On organise la première exposition publique des produits de l’art français et on distribue à l’occasion de concours, des récompenses professionnelles. Toutefois, là comme ailleurs, son autorité est vacillante. Il faudra attendre que Bonaparte se soit attribué la couronne impériale pour voir renaître en France un grand style.
J’ai puisé la formulation du texte dans Du Louis XIII à l’art déco – Tous les styles – Elina Editions Sofédis ainsi que les images.
L’ébéniste Georges Jacob a une grande réputation pour ses sièges, Riesener pour ses consoles et Molitor pour ses commodes. De plus, la profession reconnait Guillaumé, Pabst, Magnien, Beneman ou Jean-François Leleu. Il est de bon ton d’appeler une boutique, un magasin. La quincaillerie Dauffe fournit depuis des générations les ébénistes du Faubourg.
Jacob, fauteuil à la turque, Louis XVI
1793, l’assassinat de Marat en juillet, Toulon aux mains des anglais, le décret de la levée en masse du peuple français en août et la Terreur « mise à l’ordre du jour » par la Convention, sont autant de faits tragiques laissant loin derrière eux l’agonie du Faubourg. En cela après avoir meublé les rois, le faubourg Saint-Antoine n’a plus de commandes que de l’armée. Le fer du rabot s’était émoussé sur les piques des sans-culottes. La paume des sculpteurs avait perdu son cal. La joie de vivre des compagnons de l’ébène et du bois de rose s’était en même temps évanouie dans l’odeur fade venant de la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) où trônait la machine. Un citoyen déclaré « suspect », même sans raison et sans preuve, n’avait pas plus d’une chance sur dix d’échapper au couperet.
Agonie du Faubourg
Les curules étaient en acajou et Jacob fût l’un des premiers à utiliser cette essence. Riesener en compagnie de Jacob dit à Ethis:
J’ai fait des meubles royaux et suis resté fidèle à ma conception du beau. Je ne pense pas que j’ai eu raison. Aujourd’hui j’envie Jacob d’avoir su évoluer. Cette fin de siècle demeurera marquée par son estampille. Ensemble nous avons exploité la rocaille Louis XV et le style apaisé qu’on appellera peut-être Louis XVI. Après, il m’a lâché pour inventer dans les dernières années de la monarchie, ces meubles inspirés de l’antique, convenant aux idées philosophiques et républicaines qui étaient dans l’air.
Jacob dit à Ethis:
S’il n’y a qu’une façon de s’asseoir, il y en a cent et mille de présenter au cul des bonnes gens, un petit coin rembourré.
Enfin, pour terminer cet article, ceci: déjà en 1797, Riesener racheta des meubles lors des ventes de Versailles dans l’espoir de les revendre un jour à leur vrai prix.
J’ai attaché une page (pour curules en acajou) provenant du site madparis.fr, pour Convention du site larousse.fr et du site anticstore.com pour Molitor et je les remercie.
Nous sommes avec l’auteur de bande dessinée Winsor McCay dans son Slumberland. Regardez ce qu’il nous rapporte de son Befuddle hall. Monter ou descendre chez le géant sans que Little Nemo se prenne pour un géant… c’est déroutant n’est-ce pas ?
De plus, c’est un clin d’œil au Modern, style qui n’observe pas la symétrie traditionnelle. Les meubles sont ici dépourvus d’ornementation sculptée, incrustée ou marquetée. Selon la théorie du Modern, c’est la forme elle-même qui devient ornementale.
Pour rappel, la publication de Little Nemo date de la première décennie de 1900. Cette photo est tirée d’une compilation des strips de Winsor McCay, que l’on peut trouver sans mal dans les bacs de la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image d’Angoulême.
Les révolutionnaires ont supprimé les corporations, ne garantissant plus ni la qualité ni l’exécution de la production. D’autre part, le grand nombre de fortunes nouvelles accroît sensiblement la demande. Une demande qui, par manque de culture et de raffinement, ne se montre pas très exigeante et juge souvent un travail à son clinquant et à la rapidité de son exécution. Le Directoire, et c’est sans doute la raison pour laquelle il a donné son nom au style de l’époque, tente d’enrayer cet appauvrissement.
Dans le Faubourg
Quatre ateliers sur cinq sont fermés. Dans l’inaction, la passion du bois est anxieuse du lendemain et la clientèle s’est évanouie au son de la Carmagnole. Georges Jacob, reçu maître en 1765, est le plus célèbre et aussi le plus prolifique des menuisiers en sièges français du XVIIIe. Sur la vue, une bergère plaquée acajou estampillée Jacob D. R. Meslée. Le motif raccordant les accoudoirs au dossier est typique de la production de Georges Jacob.
Le dépouillement des meubles, amorcé à la fin du règne de Louis XVI à la suite de l’engouement pour l’art grec, ne fait que s’accentuer. La disparition des ébénistes oblige les fabriquants du faubourg Saint-Antoine à simplifier les formes et les matériaux. Les meubles restent de stucture Louis XVI, et ils ont des expressions peu variées sans aucune inovation spectaculaire. Élégants et gracieux, imprégnés de réminiscences antiques, ils annoncent l’Empire sans en avoir la lourdeur et la splendeur.
Enfin, pour le plaisir, je souhaite partager les lignes de cette commode en placage de bois de rose et marquetée de bois exotique. Elle est de la période 1770-1775 signée J. H. Riesener.
Cette photo et celle de la bergère proviennent du livre MOBILIER Le monde fascinant des antiquaires – éditions Céliv-
Traditionnellement on fait commencer la Révolution française à l’ouverture des États généraux le 5 mai 1789. Elle met fin à l’Ancien Régime notamment à la monarchie absolue remplacée par la monarchie constitutionnelle (1789-1792), puis par la Première République.
« Mythe national »
« Mythe national », la Révolution française a légué de nouvelles formes politiques, notamment au travers de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui proclame l’égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, se constituant autour d’un État. Elle a entraîné la suppression de la société d’ordres, ainsi que la féodalité et ses privilèges. Elle a entraîné une plus grande division de la propriété foncière et la limitation de l’exercice politique. Enfin, elle a entraîné le rééquilibrage des relations entre l’Église et l’État et la redéfinition des structures familiales.
Été 1790
12000 volontaires terrassiers, maçons, charretiers travaillent sur le chantier du Champ-de-Mars. La Fête de la Fédération célébrée le , et la Prise de la Bastille un an plus tôt, sont les événements inauguraux et emblématiques de la Révolution française. Louis XVI, roi de France, assiste à cette fête et y prête serment à la Nation et à la loi dans un climat d’unité nationale, en présence des députés des 83 départements de l’époque.
Je profite du contexte. Connaissez-vous l’ancêtre du yoyo? A l’époque on l’appelait émigrette ou encore coblentz. Cet objet était fait en bois de citronnier et il fit la fortune en à peine 10 années du menuisier-tabletier Rochet. Installé rue de Lappe à l’enseigne du Singe vert, il y fabriqua 25000 émigrettes. Alors ? pourquoi « émigrette », « coblentz »? C’était pour se moquer des nobles et des riches qui avaient préféré l’éxil à une révolution qu’ils prévoyaient douloureuse.
Je remercie wikipedia.org de m’avoir fournie les images et le texte et vous invite à découvrir le site histoires de paris.fr.
Inclémence du temps. L’anarchie économique et financière dans laquelle se débattait le royaume depuis de longues années, rend la vie de plus en plus difficile aux classes laborieuses. Au royaume du bois, Jean-Henri Riesener demeure le plus grand, le plus riche et le plus respecté. Mais perturbé par des soucis conjugaux et une brouille avec l’administration du Garde-Meuble royal, il réduit sa production de chefs d’œuvre. Il ne travaille plus que pour la reine qui lui avait conservé ses faveurs. Au moment même où les insurgés prenaient la Bastille, Riesener mettait la dernière main à l’une des deux magnifiques commodes que Marie-Antoinette lui avait commandées pour le château de Saint-Cloud. La seconde sera terminée et livrée en 1792.
Dans le Faubourg
Depuis des siècles dans le quartier du Faubourg se distingue une communauté des gens du bois, ébénistes, menuisiers, sculpteurs, serruriers et ciseleurs venus de toutes les régions d’Europe… et rejoindre les immigrés du faubourg Saint-Antoine.
L’accumulation des erreurs depuis un quart de siècle et la coupable faiblesse de deux rois, a rendu inévitable la transformation du mouvement d’idées créé par les philosophes en embrasement révolutionnaire. Une vague de retour à l’antique emporte avec elle les gouffres du démodé et les courbes arbitraires. Également, cette vague de retour à l’antique emporte les rocailles abusives et les moulures trop chantournées.
13 abbesses se sont succédées en 3 siècles. Le marché Beauvau se trouve quartier Saint-Antoine et c’est le nom de la dernière abbesse.
Non loin du Faubourg
Le matin du 5 octobre 1789, la colère explose là où sont installées les halles au centre de Paris. On manque de pain. La farine n’arrive plus dans la capitale. Dans la halle du commerce, des rumeurs prétendent qu’au même moment on fait de somptueux repas à Versailles. Une oratrice se fait particulièrement remarquer, c’est une marchande de fruits très populaire. On la surnomme la-reine-Audu. Les Dames de la halle ont un rôle particulier et contribuent au ravitaillement de la ville. Elles sont les porte-paroles du peuple et servent d’intermédiaires entre le peuple et le roi. C’est le 6 octobre, après une nuit de siège aux portes de Versailles, que Louis XVI capitule et signe la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen restée en attente jusque là.
Pour se faire plaisir ou pour faire plaisir autour de soi.
Faire plaisir à la personne qui possède un certain nombre de bagues, colliers, bracelets ou montres. Ce coffret de simple apparence peut renfermer tous les petits joyaux qui vous caractérisent en société. En ouvrant le coffret, il y a 2 compartiments latéraux avec leur couvercle. Puis un autre compartiment long et sans couvercle, et 6 petites cases. Dessous 2 petits tiroirs et encore dessous un seul tiroir mesurant 27 cm x 17 cm.
Coffret en bois à bijoux ou ce que vous voulez
Ce petit coffret est tout léger. Sa hauteur est de 18 cm et il est recouvert de laque noire. Le couvercle est composé d’un motif géométrique en marqueterie. J’ai restauré ce coffret en bois depuis peu et il est à nouveau fonctionnel. Enfin, pourra-t-il attirer votre intérêt et vous plaire tout simplement.
Dans l’onglet Boutique-atelier vous trouverez d’autres photos, le petit prix de ce coffret et un formulaire de contact si vous souhaitez venir le chercher.
Si le roi règne de 1715 à 1774, le style auquel il a donné son nom ne s’élabore qu’à partir de 1730. Puis il commence dés 1780 à subir les influences qui aboutiront au style Louis XVI.
Le style Louis XV, constitue sans doute la plus grande période du mobilier français. Les matériaux sont très variés et les techniques sont remarquables. Les formes se multiplient en s’adaptant à toutes les nécessités : les meubles deviennent maniables et pratiques sans cesser d’être élégants.
Jean-Henri Riesener, comme de nombreux ébénistes de son temps, vient à Paris afin d’y accomplir sa future formation. Vers 1755 il arrive à Paris et entre dans l’atelier de Jean-François Oëben, lui-même immigré allemand. À la mort de celui-ci en 1763, Riesener prit la direction de l’atelier de son défunt maître. Tant que Riesener n’eut pas sa propre maîtrise, il utilisa l’estampille de J.-F. Oëben et jusqu’en 1767, ses meubles portent le nom de son prédécesseur.
Ébéniste ordinaire du roi
Reçu maître en 1768, Riesener fut nommé « ébéniste ordinaire du roi » en 1774 et devient le fournisseur officiel de la Couronne. De 1769 à 1784, il fournit la cour et la famille royale — notamment la reine Marie-Antoinette, en meubles fastueux de style néo-classique. Considéré comme l’un des meilleurs représentants du style transition, il achève notamment en 1769 le célèbre secrétaire à cylindre de Louis XV, ou « bureau du Roi », commencé par Oëben neuf ans plus tôt.
Riesener s’entoure d’une clientèle fabuleuse, il est l’ébéniste à la mode, le tout-Paris veut acheter ses meubles, son succès dépasse largement les frontières, au point qu’il livre dans toutes les cours d’Europe. Mais les meubles de Riesener coûtent cher, et son principal client, la Couronne, ne peut plus honorer les factures. Fontanieu lui reproche ses prix excessifs. En 1783, le nouvel intendant général Marc-Antoine Thierry de Ville-d’Avray juge les prix de l’ébéniste beaucoup trop élevés, voire ridicules. L’atelier si prolifique et tellement en vue de Riesener va décroître rapidement au point même de se faire évincer du prestigieux Garde-Meuble de la Couronne, au profit d’un autre ébéniste, allemand lui aussi, Guillaume Beneman. En 1789, la révolution éclate.
Les illustrations sont extraites de Du Louis XIII à l’art déco Tous les styles – Elina Editions Sofédis. Les pages de Jean-François Oëben et de style transition sont issues de wikipédia.org, celle du secrétaire-à-cylindre de collections.louvre.fr.
Nouveau volet de la série consacrée au faubourg Saint-Antoine et à à sa corporation d’ouvriers des métiers du bois. À part les œuvres de Boulle qui se jouaient des modes, des règnes et des années, il ne restait plus grand chose de la lourdeur majestueuse des meubles de Versailles. Le style Louis XIV est mort avant le roi. La Manufacture Royale des Glaces fondée en 1665 par Colbert, implantée d’abord à Paris, le fût en 1692 près de Laon, dans la forêt de Saint-Gobain. En 1706 la manufacture royale des glaces devient la manufacture de Saint-Gobain.
Bois de rose : nouveau bois exotique
Charles Cressent est le successeur de André-Charles Boulle qui lui a dit un jour :
Tu fais ce que j’avais prévu, en changeant sagement nos lignes droites et sévères, en style curviligne élégant.
Cressent abandonne les incrustations d’écaille, d’ivoire ou de cuivre. Il utilise de nouveaux bois exotiques qui donnent bonne mine aux commodes et allégresse aux armoires. Ces bois et racines sont : le bois de rose (qui vient du Brésil), l’anis jaune (des grandes Indes), le cayenne (couleur cerise), l’amboine, le santal ocre de Chine, le calembouc ou bois d’Aloés, le fustet de Jamaïque, l’ébène blanche des Moluques enfin, l’acajou du Honduras.
Cressent vs Boulle
Les commodes s’arrondissent et la traverse inférieure prend un profil en arbalète. Cette traverse on la doit à Cressent et la commode en arbalète aux lignes plus légères est rapidement adoptée. Discrètement galbée, elle est composée seulement de deux rangées de tiroirs, des pieds de biche assez hauts, garnis à leur extrémité de feuilles d’acanthe en bronze. Enfin, des bronzes ciselés et puisssants soulignent l’encadrement des tiroirs, les entrées de serrure et protègent les angles.
Contrairement à Boulle, Cressent n’hésite pas à décapiter les personnages d’une scène en ouvrant un tiroir. Ou bien encore couper un décor en tirant la porte d’une armoire. Nous sommes en 1735/40, la Manufacture des glaces fait vivre 500 personnes. L’acajou est un nouveau bois dont tout le monde raffole.
Cette 4ème partie de l’Ébén-histoire que je vous propose, en dit un peu plus sur les origines d’André-Charles Boulle.
La marqueterie, dont Boulle est le maître incontesté, connaît sous Louis XIV un grand développement. Mais d’où vient André-Charles Boulle?
Né en 1642 et mort en 1732, ses parents sont installés dans la galerie du Louvre depuis deux générations. Ils viennent de Suisse sous Henri IV, dispensés de la maîtrise, c’est à dire qu’ils dépendent directement du roi. Bien que fournisseur du roi, Boulle lui-même échappe à l’autorité de Le Brun. Il sut s’entourer d’artistes de talent comme Berain (graveur de compositions servant de guide) ou Caffieri (sculpteur sur bois).
Armoires et cabinets Boulle
Les armoires Boulle
Rares et somptueuses, les armoires Boulle ont une silhouette assez raide. Incrustées de cuivre et d’écaille, elles ont des corniches, des charnières et des socles soulignés d’admirables bronzes.La marqueterie de Boulle s’exécute à partir de matériaux très différents. Elle utilise de nombreux bois aux couleurs variées et contrastées : le jaune de l’amandier et du buis, le blanc pur du houx, le rouge du poirier, le gris rosé du bois de Sainte-Lucie, la gamme des bruns allant jusqu’au noir du noyer.
Armoires et cabinets Boulle
La marqueterie de Boulle, à base d’éléments minéraux et animaux, utilise d’une part le cuivre, l’étain et l’argent, et d’autre part la corne, l’écaille, la nacre et l’ivoire. Cette dernière technique permet de faire simultanément 2 compositions ornementales très fines: – dans l’une le fond est en écaille, le décor est en cuivre. C’est la marqueterie « en première partie ». – dans l’autre, le fond est en cuivre, le décor est en écaille : c’est la marqueterie « en contrepartie ».
Les cabinets Boulle
Détrôné par la commode, le cabinet plus particulièrement celui posé sur un meuble d’appui, est aussi typique du XVIIe siècle que le buffet sculpté l’a été du XVIe.Sur la vue un « cabinet à marqueterie d’ébène et d’écaille, fabriqué pour la Couronne de France. Sans doute est-ce une des premières œuvres d’André-Charles Boulle. » Extrait de Histoire du mobilier -Edward Lucie-Smith- Collection l’univers de l’art- Editions Thames & Hudson.
Précédemment dans Menuisiers en ébène : à la fin du XVIe siècle, début de l’utilisation de l’appellation « menuisiers en ébéne ». Ces artisans fabriquent principalement des cabinets marquetés. Le faubourg Saint-Antoine devient un exemple.
La commode Boulle
Le ministre du roi, Colbert et Le Brun* découvrirent le talent d’ André-Charles Boulle qui fût convoqué dans la maison des Gobelins, rue Mouffetard. [Petit rappel historique : dés 1450 Jehan Gobelin avait fait fortune dans la teinturerie et Colbert avait acheté cette maison 40 000 livres au hollandais Glucq (teinturerie de laine et atelier de tapisserie)]. Puis Colbert recommande Boulle à Louis XIV et il entre au Louvre.
Louis XIV visitant la manufacture des Gobelins
En 1662, la Manufacture Royale de glaces et miroirs s’installe au Faubourg. Car le roi souhaite à présent se regarder dans un miroir non plus vénitien (Murano) mais français. Vers 1666, A.C. Boulle intègre la manufacture des Gobelins, que le ministre Jean-Baptiste Colbert vient d’installer pour fournir Versailles en objets d’art. La manufacture des Gobelins est incluse dans la manufacture des meubles de la couronne et reçoit de l’édit royal en novembre 1667, son organisation définitive.
Les meubles doivent demeurer des accessoires qui mettent en valeur l’architecture et la décoration des bâtiments. Charles Le Brun.
Commode d’André-Charles Boulle avec trois tiroirs longs et deux courts sous la ceinture. Les incrustations en écaille de tortue et les détails des fleurs polychromes gravent un fond en cuivre. Le plateau est en marbre brocatelle d’Espagne. Pieds d’animaux.
La commode Boulle
Cette commode aux montants verticaux, à la façade et aux côtés plats, comporte quatre tiroirs. Le bronze des masques ou mascarons, des mains, de l’entrée des serrures et des chutes souligne sa marqueterie en écaille et en cuivre. La rigueur sévère de la ligne contraste très heureusement avec la somptuosité du décor. Extrait de Du Louis XIII à l’art déco Tous les styles – Elina Editions Sofédis
La commode Boulle fit prospérer le Faubourg pendant deux siècles.
* Charles Le Brun, peintre du roi, joua le rôle de commissaire des arts visuels. Il s’occupait des ouvrages de sculpture et d’ornement des bâtiments de la couronne, ainsi que du mobilier des châteaux royaux.
Précédemment dans Eloges du bois de noyer : débuts de la corporation d’ouvriers du Faubourg Saint-Antoine vers 1465. L’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs a le privilège de faire travailler sur ses terres, des ouvriers libres dispensés de la maîtrise. Les artisans du bois s’y installent en nombre.
Menuisiers en ébène
Les mots « ébéniste » et « ébénisterie » ne sont pas encore utilisés.
Retour au XVIe siècle. Aux alentours de 1590 on commence à nommer les menuisiers en ébène. Ils fabriquent des cabinets marquetés. Christophe a l’idée d’utiliser les services des meilleurs ouvriers hollandais pour relancer l’art du meuble. Cela intéresse fort Henry IV, Sully et le corps des ingénieurs. Le Faubourg si longtemps critiqué et combattu par les corporations, devient un exemple.
Menuisiers en ébène = ébénistes –> marqueterie
Les menuisiers (tout court) fabriquent les sièges et les tables à pieds tournés. C’est un style crée sous Henri IV et les meubles sont montés en séries pendant tout le règne de Louis XIII.
À cette époque, on allait voir Molière à l’Hôtel du Petit Bourbon. 14 jours étaient nécessaires pour aller de Bordeaux jusqu’au Faubourg Saint-Antoine, à pied et à dos de mule. La reine de France Marie de Médicis est à l’origine du goût pour les meubles d’ébène. Les spécialistes de la fabrication des cabinets marquetés prirent le nom d’ébénistes.
On parle de maîtres-ébénistes pour la première fois à Paris en 1638.
Enfin, l’Édit royal de 1657 confirme les ouvriers du Faubourg Saint-Antoine libres dans leurs privilèges.
Les illustrations des meubles Louis XIII sont tirés du livre DU LOUIS XIII A L’ART DECO TOUS LES STYLES aux éditions Elina SOFEDIS.
Je vous propose un premier volet d’une nouvelle catégorie.
Ébén-Histoire est le nom de cette nouvelle catégorie. Nous découvrirons les débuts de la corporation d’ouvriers du Faubourg Saint-Antoine. Au fil des siècles, nous apprendrons comment le faubourg Saint-Antoine devint dans la première moitié du XVIIe siècle, le principal centre de production de cabinets d’ébéne sculptés et gravés. Durant la seconde moitié du siècle celui des meubles en marqueterie.
Les origines du faubourg Saint-Antoine
Les débuts de la corporation d’ouvriers du faubourg se situe aux environs de 1465 sous le règne de Louis XI. Voilà deux siècles que sur les Chantiers de Bercy, les chalans débarquent le bois destiné à la construction des maisons et des meubles. Grâce aux pouvoirs de basse et haute justice de l’abbesse*, les ouvriers de Saint-Antoine cessent d’être sous la coupe des jurandes parisiennes. Ces jurandes, charges de jurés dans la corporation d’artisans, avaient leurs propres règles rigides et contraignantes. Pour les ouvriers de Saint-Antoine, il suffisait d’être agréés par la Mère et de s’engager à fournir « un ouvrage honnête de bon bois sec et d’assemblage solide ». Ce qui allait de soit pour les gens du bois qui se considéraient comme les aristocrates des professions manuelles.
Le bois de noyer fait rêver
En 1535, le bois de noyer n’est pas encore utilisé. Il le fût par J.B. Thirion petit-fils de Pierre de la 3ème génération découvrant les attraits du bois de noyer. Les palmettes sculptées dans le noyer y apparaissent plus fines et plus joliment découpées que dans le chêne. « …le blond noyer dont l’or s’enrichit de châtoiements nouveaux, chaque fois qu’on le cire ». En 1540, un an après le passage de Charles Quint à l’abbaye, le célèbre Del Carpi venu d’Italie sculptait pour la première fois dans du noyer, les lambris de la grande galerie du château de Fontainebleau.
*Jeanne IV Thibousé de l’Abbaye Saint-Antoine-des-Champs
Voilà ma dernière recrue. Il s’agit d’un fauteuil à oreilles peut-être des années 50 ou 60. J’ai restauré l’assise car le sanglage et le guindage étaient en bout de course. J’ai décapé les pieds pour que le veinage du bois de hêtre se voit d’avantage. A mon humble avis, je pense que ce fauteuil a un petit charme et du potentiel.
C’est pourquoi je vous le présente ici. Et je rajouterais que son principal avantage en plus d’être tout à fait confortable, est qu’il prend peu de place. Ses dimensions sont ici.
Allez ne pas hésiter à se laisser enveloppé(e) en venant l’essayer.
Pour planter un décor un intérieur, une vie une histoire, rien de tel que des boiseries, des luminaires, des meubles et des portraits.
Merci Blutch pour l’exotisme Une atmosphère présentée et dessinée par un maître de la BD, six cases « muettes » peuvent suffire à susciter en plus, des odeurs et des sons, et peut-être bien des meubles, des parquets et des lambris qui vivent et qui craquent …
Je vous invite à (re)lire l’album duquel j’ai choisi cette planche.
« Blutch est né non loin d’une frontière, dans un monde entre deux langues, entre deux cultures où se jouent depuis toujours nombre d’affrontements pas toujours amicaux bien qu’empreints d’admiration réciproque. Ces luttes vont faire naître et consolider un langage et une identité culturelle locale. Mais aussi implulser un élan vers un ailleurs lointain. Entre France et Allemagne, même dans le contexte actuel d’amitié relancée dans un champ de ruines, s’affrontent depuis toujours deux conceptions des lumières. La clarté « classique » serait plutôt du côté français ; de l’autre, une clarté peut-être plus violente qu’obscure : dans les résonances du romantisme, de l’expressionnisme, entre enténèbrement et illumination … » (extrait de Notes sur Blutch de Christain Rosset parues au Neuvième Art n°14 -janvier 2008)
Un beau jour j’ai accueilli ce singulier mobilier à l’atelier. Dés lors on me confie la restauration de 2 fauteuils et d’une table en fonte et en bois tout poussièreux, dans un triste état. Les voici.
Comme vous le voyez sur les vues, chacun des fauteuils a deux côtés en fonte assemblés par des lames de bois. Ces lames sont boulonnées et chacune d’elles a son emplacement de boulon. La table a deux côtés en fonte également, et une tige longitudinale ronde les relie en partie basse. Son plateau est constitué d’une cornière en fonte qui accueille les « bois-qui-se-croisent » et les deux « médaillons-carrés-décoratifs ». Tout autour se trouve un cadre assemblé en coupe d’onglet.
Mobilier fonte et bois, c’est une joie.
La suite est assez simple. Je fais disparaître le plus possible de rouille et repeins la fonte en deux couches. Tous les boulons et écrous sont neufs. Pour la partie bois, j’ai remplacé 100% de ce que l’on m’a confié au tout début. Je me suis beaucoup amusée pour refaire les « médaillons-carrés-décoratifs » en assemblage mi-bois. J’ai utilisé du châtaignier auquel j’ai appliqué deux couches de vernis fond-dur ou encore appelé bouche-pores.
Mobilier fonte et bois, résultat
Enfin voilà ce que cela donne et les images témoignent aisément d’elles-mêmes.
Cher monsieur Fred, j’ai parcouru l’intégrale Philémon – empruntée à la bibliothèque du CNBDI– et votre univers m’a enchantée. C’est beau et c’est génial. Il y a beaucoup de poésie, d’absurde et de fantasque. Merci bien. Je n’oublierai jamais vos fauteuils rouges flottant sur les flots et leurs personnages tout autant inoubliables. Le jeune Philémon vit à la campagne et passe son temps à rêver en compagnie de son âne Anatole. Au cours d’une promenade, il rencontre Barthélémy le puisatier qui est à la recherche de son paradis perdu : la lettre A du mot Atlantique. Grâce au vieux Félicien qui sait comment se rendre là-bas, ils partent régulièrement pour ce monde parallèle. Malheureusement les manœuvres sont parfois approximatives et ils se retrouvent dans d’autres lettres peuplées de curieux personnages.
Merci Fred
Lauréat du Grand Prix de la ville d’Angoulême dès les premières années du Festival, Fred demeure l’un des plus grands magiciens de la bande dessinée.
Cet univers farfelu et merveilleux imaginé par Fred pour le journal Pilote paraît pour la première fois en 1965. Son trait imaginatif et nouveau, ses mises en pages particulières, ses planches grouillantes de détails insolites, de clins d’œil, de malice et de trouvailles graphiques ne laissent pas indifférent(e).
Tout d’abord j’ai fait ce dessin d’après celui de l’auteur. Je l’ai choisi et de plus trouvé dans le 5ème album de la série Philémon intitulé Le voyage de l’incrédule. J’encourage vivement de découvrir ou redécouvrir cet auteur et de voir la très belle double page qu’occupe le dessin original.
Réfections faites : quelques réalisations de réfections de sièges
Sur le mode AVANT réfection et APRÈS, voici trois sujets sur lesquels j’ai travaillé et que je viens partager. Tout d’abord, on m’a confiée la réfection de ce fauteuil années 50. Son velours vert foncé était raidi, tout sec et décoloré par endroits . En revanche l’effet poils-dans-tous-les-sens du tissu n’était pas lié à sa vieillesse. J’ai fait mon travail de tapissière sur lequel je ne m’attarderai pas ici, et voici le résultat réfection faite.
Autre travail de réfection de siège : pour son fauteuil, et réflexion faite, ma cliente a opté pour le changement.
Réfections faites : réactiver l’existant
Exit la toile vert pomme années 60, la toile de finition choisie m’a tout de suite inspirée. Y’a-t-il des motifs que ma cliente préfère à d’autres? oui, donc je les mets en avant, j’évite de tronquer les motifs sur la « tapisserie du siège »… etc. Enfin, je lui propose de poncer et d’éliminer ce vernis sombre qui ne laisse pas apparaître les nuances et le fil du bois. Le bois de hêtre après ponçage n’est pas tâché, tant mieux. Je juge bon de lui appliquer une teinte chaude afin de l’assortir un peu avec le nouveau tissu. Pour finir je cire le bois. Tout de suite tout ceci en images.
Réfections faites
Troisième et dernier sujet: ce petit fauteuil sans accoudoirs. Un velours ras de couleur ocre le recouvrait AVANT. Distinguez-vous les irrégularités au niveau de l’assise? C’est parce que le guindage n’est plus opérationnel, et les ressorts non-tenus… Pour corriger cela je vais effectuer mon travail de tapissière et vais remplacer le sanglage du siège. Sur ce sanglage je vais coudre les ressorts à spirales. Une fois fixés solidement au plancher du siège les ressorts sont par la suite, à l’aide de 3 différents nœuds, solidarisés entre eux grâce au maillage du guindage. Tout de suite, voici le changement.
Votre posture sur le siège. De nombreux facteurs influencent la posture, notamment le mode de vie, le tonus musculaire, les activités quotidiennes et les facteurs génétiques.
Avant toute chose, choisissez un bon fauteuil.
Adopter une position qui permet aux articulations de se positionner de manière neutre et non une position qui mettra vos muscles sous tension.
Votre siège doit être assez haut afin que vos hanches soient plus élevées que vos genoux.
Ne vous asseillez pas au fond du siège, sinon vous remonterez les genoux et ils seront à la même hauteur que vos hanches. Seules les fesses doivent être collées au siège.
Enfin, maintenez votre dos droit pour former un angle droit avec votre bassin et vos genoux.
Lorsque j’étais encore bordelaise, j’ai été sollicitée pour restaurer une porte d’entrée.
Au vu de l’extérieur rien d’anormal ne paraît. La porte d’entrée à restaurer se présente comme sur la photo. Il s’agit de la porte d’entrée d’une échoppe bordelaise, présentant des dommages au niveau de sa traverse basse. Une fois à l’intérieur de la maison, je découvre l’état de cette traverse. Le bois est par endroit noirci comme brûlé. Très certainement est-ce l’effet d’un champignon, d’une humidité qui s’est infiltrée et qui a résidé plusieurs décennies dans le bois. Ce phénomène a endommagé progressivement la substance du bois et cela altére à présent sa résistance.
Restauration d’une traverse de porte d’entrée
Deux traverses constituent le bas de la porte. Une plinthe les recouvre et celle qui est à restaurer est celle du haut. Sur cette photo j’ai commencé le travail. J’ai déposé la porte et je l’ai mise sur des tréteaux à l’horizontal. J’oublie de prendre des traces photographiques et en cours de travail la scie sauteuse opère et se trouve à l’endroit de la greffe de bois sain.
Pour être méthodique je vous donne les différentes étapes et les phases du déroulement du chantier :
Dépose de la porte – Dépose de la plinthe – Remplacement de la partie affectée par le champignon sur la traverse, ainsi que la base du montant intermédiaire – Colmatages extérieurs –
Les pièces de bois clair sont des cales et celle du milieu également. Ces cales assurent le serrage du collage.
Colmatage des surfaces enfoncées et dépose des cales de serrage.
Fin de la restauration de la porte d’entrée
Plus tard, je remets la traverse non-restaurée ainsi que la plinthe. Je remets la porte à nouveau sur ses gonds. Sur la photo voici en bois clair la greffe de la traverse que je viens de poser et perpendiculairement la greffe à la base du montant intermédiaire. Cette dernière posée à mi-bois ne se voit pas à l’extérieur car le bois d’origine s’y trouve toujours.
Enfin, je laisse la même apparence et la finition vue de l’intérieur est semblable à l’avant restauration.
Après cet article dédié à une restauration d’une porte d’entrée, je vous renvoie à celle d’un abattant de fenêtre dans Je restaure aussi.
Dans l’exercice de la restauration du meuble, du siège ou tout autre ouvrage d’ébénisterie, des pièces de bois peuvent manquer. Dans ce cas, je refabrique l’identique ou comme ma conscience artisanale me le suggère.
Voici quelques exemples de pièces manquantes refaites sur le mobilier restauré ou en cours de restauration.
Sur cette vue les pièces sculptées de bois clair sont celles qui ont été refaites et elles n’ont pas encore été teintées. Le plus difficile serait pratiquement d’assurer correctement leur maintien. Ici les assemblages tiennent sur 5 petits millimètres de largeur et sur à peu près la même chose en profondeur. Attention travail délicat.
Pièce manquante refaite
Ici cette petite sculpture a été refaite à l’identique de celle de l’autre côté du dossier. J’ai teinté cette pièce, je la serre à la pince pour le sèchage du collage. Enfin je la cirerai ou je la vernirai.
Pièce sculptée refaite
Cette vue montre la pièce sculptée que j’ai refabriquée afin de refixer le balustre sur cette rampe d’escalier. Egalement le tenon intérieur car non-visible assure l’assemblage. Je dois dire aussi qu’il n’est pas facile de réinsérer le balustre. En effet celui-ci muni de ses « prolongations »(tenon + partie introduite dans le limon de l’escalier) est désormais plus long qu’un autre balustre. C’est alors qu’agissent et interviennent persévérance et savoir-faire.
Ici, j’ai restauré et refixé cette sculpture sur sa glace. Plâtre, et fines armatures métalliques constituent l’ornementation frontale de la glace. Enfin, le tout est recouvert d’une dorure. Cette vue pour juger de ses dimensions par rapport à la taille de ma main. Des rubans et des motifs fleuraux constituent cette ornementation. La restauration a fait appel à ma réflexion afin que j’assure le maintien de cette sculpture relativement lourde et je n’en dirai pas plus. Secret professionnel oblige.
D’après cet hommage-au-guéridon de l’auteur de bande dessinée F’Murr, j’ai réalisé ce dessin.
Merci F’Murr
Après un bon vieux fauteuil rouge de Merci Johan De Moor et Stephen Desberg, ou un pouf-fauteuil de Merci René Goscinny et Jean Tabary je vous suggère l’indispensable, l’incontournable guéridon et « si t’es gai, ris donc ! ». Ce guéridon-là, c’est un vrai de vrai, c’est celui de l’auteur du Génie des Alpages, Richard Peyzaret, que vous devriez relire ou découvrir si vous ne connaissez pas.
Court historique
Le Génie des alpages est la série la plus populaire de F’murr. Elle fait également son apparition dans Pilote dans le n° 688 daté du où paraissent les deux premières planches.
Dans cette série de gags d’humour absurde, on retrouve la vie délirante, d’un troupeau de brebis mené par Romuald, le bélier noir, de leur berger et son chien.
L’idée de la série a été inspirée à F’murr par un berger qu’il avait eu l’occasion d’observer chez sa sœur lors d’un séjour dans les Alpes. Ce berger l’avait marqué parce qu’il « ne se foulait guère et que son chien faisait tout le boulot pour lui ». Peu à peu, F’murr se désintéresse du rapport de force existant entre le chien, les brebis et le vieux berger. De moins en moins présent, le vieux berger finit par disparaître complètement. Au profit d’Athanase, son jeune remplaçant et Romuald, le bélier noir.
Sur les pas de Gaspard de la nuit, vivons une série d’aventures pleines de créatures fantastiques, de mystères et d’univers parallèles. Des aventures enracinées dans les contes et légendes fantastiques traditionnels flamands. Dans De l’autre côté du masque nous sommes plongés dans des intrigues dont on ne sort pas indemne. Je salue votre talent messieurs les auteurs de BD.
Dans un bon vieux fauteuil rouge
« Le rouge, extrêmement populaire en Chine, est aussi la couleur de la chance en Asie. Mais universellement, c’est sans doute lacouleur qui capte le plus l’attention. Elle invite à l’engagement, à la consommation, évoque chaleur, énergie et dynamisme tout en poussant à l’action… ». Ces quelques lignes sont extraites et tirées de la page d’Adobe concernant le rouge. Voici le lien.
En ce qui concerne les auteurs de BD que je viens de citer, je vous conseille toujours de (re)découvrir le dessin original, et de lire ou de relire l’album dont le nom figure sur le côté. Merci.
Aujourd’hui je suis heureuse de vous apprendre la réfection de siège précisément la réfection terminée de la banquette.
La banquette Louis XV -pas comme les autres- entièrement démontée puis réassemblée, a abandonné tous ses vieux clous et semences. J’ai ensuite refait ses garnitures du dossier capitonné et de l’assise. La banquette a progressivement quitté ses vieux atours et s’est parée dignement de soie d’ameublement claire. Nous y sommes, voici ce que cela donne en quelques images.
Mesdames et messieurs, je suis ravie de vous livrer ces quelques vues de l’APRÈS restauration.
Et cerise sur le gâteau nous allons pouvoir comparer avec l’état
de la banquette AVANT . Vous retrouverez cette photo dans le tout premier article Réfection banquette .
Enfin une autre cerise,
j’ai choisi ce site de l’atelier l’art de rien car il propose une page dédiée à la réfection de sièges particulièrement intéressante. Elle complètera sûrement ce que je pratique lorsque vous me confiez votre siège à restaurer. Atelier l’art de rien.
Dans la catégorie Réfection de sièges, voici un article concernant la pose de soie. Il s’agit d’une soie d’ameublement qui recouvre désormais l’ex- Banquette en pièces.
En effet, travailler et poser une soierie sur un siège n’est pas un exercice facile et de tout repos. « de tout repos » pour continuer l’allusion et le jeu de mots comme dans le titre.
Après cette expérience de pose de soie sur la banquette, je suis en mesure de dire que derrière son aspect au demeurant tissu-solide, raide et cassant au toucher, la soie s’avère relativement fragile. Qui plus est relativement fragile, elle est vulnérable aux coups du dynamique ramponneau, mon fier marteau! Donc se poser soi-même -j’y reviens- face à ce long travail. Bien respirer, prendre le temps et utiliser sa patience et sa précision tout pendant la pose des clous de tapissier.
Voici un petit raccourci pour découvrir le dernier volet de cette réfection. Tout de suite embarquez sur Réfection de siège.
J’insère dans cet article ce qu’est la soie sur Wikimeubles.fr. Pour eux « …le mobilier, ce n’est pas juste du bois et des vis. C’est l’histoire derrière chaque meuble… ». Je vous invite vivement à consulter ce site pour apprendre des tas de choses.
Je serai brêve car la situation n’impose pas franchement d’explications autres que celles que montrent ces deux vues …
Voici la démonstration qu’il ne sert à rien d’intervenir partiellement. Lorsque le collage des assemblages tenon-mortaise sont en bout de course sur un siège, il peut être judicieux d’envisager le démontage total. À plus forte raison lorsqu’il s’agit d’une banquette de près d’un mètre soixante dix de longueur. Le recollage global sera plus optimum. Il supprimera (peut-être mais c’est important qu’il le fasse) les déformations et les jeux qui se sont installés durant des années de siège qualifié de siège de guingois.
Je voulais être brève mais je ne le suis pas. Donc voilà le résultat que vous attendez.
Voilà en image c’est comme ça que ça se passe chez moi.
Je démonte toutes les pièces de la banquette.
Comme je le disais plus haut, c’est le passage obligé pour optimiser le recollage des assemblages : je dois tout démonter pour pouvoir tout ré-assembler.
Le prochain article Pose de soie aborde rapidement ce que représente la pose de soie. Ce matériau aux multiples reflets à la lumière, reflète aussi fragilité.
Merci monsieur l’auteur pour avoir dessiné avec détail
Le sanglage d’un siège = le plancher du siège
Si le sanglage n’est plus fiable, les ressorts cousus dessus ne sont plus maintenus et ils ne s’articulent plus comme il se doit. Lorsqu’elle est en fin de vie, la sangle en chanvre se déchire comme du papier. Elle se pose dans les règles de l’artisanat, et au service du siège, et la BD peut l’honorer ainsi.
Merci François Boucq pour avoir dessiné jusqu’aux sangles des sièges que les personnages dressent contre la fougue du moment. Cependant j’observerais une petite erreur sur le sanglage de gauche qui, malgré la perspective, sera toujours posé perpendiculairement comme sur le sanglage de droite. Et oui comme vous le voyez la bande dessinée est précise, précise et riche en savoirs. En supplément elle fournit quelquefois des détails de taille. Veuillez m’excuser, je n’avais pas un feutre suffisament fin pour certains contours, et je vous invite à découvrir ou à redécouvrir l’original. Le nom de l’album figure sur le côté.
est un de mes premiers dessins dédiés à la catégorie À côté sous l’étiquette les auteurs de Bande Dessinée et moi de ce blog.
J’ai fait ce dessin d’après celui d’un grand auteur de Bande Dessinée, Jean-Claude Forest.
Merci Jean-Claude Forest car il utilise dans son récit un de mes outils d’établi d’ébéniste. Le rabot.
Quel honneur! C’est en lisant ou en relisant l’histoire, que vous saurez ce que peut bien faire un rabot-de-l’espace dans le ciel de cette case. En attendant voici un avant goût, mais je vous conseille de découvrir ou redécouvrir l’original. Merci.
MEILLEURS VŒUX et belle année 2023 à vous qui me lisez et accompagnés de Jacques Tardi, prenons donc un verre de Pineau, car à bord de ce blog vous êtes en Charente, et chez une ébéniste assis dans un bon fauteuil. SANTẺ !!
Je vous conseille toujours de (re)découvrir le dessin original, et de lire ou de relire l’album cité sur le côté. Merci.
Tout d’abord, je décide d’opérer une greffe longitudinale du panneau sur le côté droit.
Sur cette vue, nous voyons la partie abîmée du panneau. C’est un véritable trou et cela semble bien fragile au toucher.
Exercice au chevet, mais encore
Après réflexion, et à cause de l’important cussonnage, je décide de remplacer le panneau entier.
En manipulant le meuble, les assemblages de l’autre panneau cédent. Je me vois alors, obligée de remplacer également le panneau du côté gauche.
Mon travail consiste à déposer plateau,panneaux, baguettes, plinthes et à l’intérieur, traverses d’étagères, coulisses de tiroir, sans abîmer bien sûr le bois.
Également, je vais tout faire pour ne pas enfoncer le bois sous l’effet des diverses pressions. Car c’est en désolidarisant toutes ces pièces collées pour la plupart entre elles, que les risques d’enfoncement ou d’éclats peuvent survenir. Quand un travail de précaution et de précision est de mise.
Sur cette vue la façade de la table de nuit avec sa porte solidaire du cadre et indémontable.
Enfin, aprés toutes les différentes interventions, voici le meuble restauré.